Le chemin du management au leadership

Eisenhower expliquait le commandement à ses généraux en déposant une chaine sur une table. « Si je pousse cette chaine, dans quelle direction ira-t-elle ? » demandait-il. Personne ne le sait : c’est imprévisible. La seule façon de mener cette chaine où je souhaite qu’elle aille est d’en prendre le premier maillon et de l’entrainer derrière moi. La chaine me suivra partout où j’irai.

Si j’essaye de pousser mon équipe je ne sais pas où elle ira. Certains emprunteront la direction que je souhaite, d’autres auront mal compris et prendront un autre chemin, d’autres encore décideront de ne pas bouger par ce qu’ils n’aiment pas être poussés, certains mêmes iront jusqu’à prendre la direction opposée pour manifester leur indépendance.Vu les comportements qui précèdent, le manager est obligé de contrôler. Ce contrôle est ressenti par chacun comme un manque de confiance. Non seulement, la majorité d’entre nous n’aime pas recevoir des ordres, mais nous apprécions encore moins d’être contrôlés. Le management instaure par conséquent des relations souvent tendues, générant frustrations, démotivation et agressivité. L’impact sur la créativité et la productivité de cette approche est évident.

Si je passe devant et que j’arrive à entrainer mon équipe, alors je suis un leader. Comment ? Comment faire pour être suivi ? Certains disent que personne ne devient un leader : on nait leader ou on ne le sera jamais. Ce qu’il y a de sûr c’est que tous ceux qui ont cette croyance ne deviendront jamais des leaders, ce qui leur donnera la possibilité de poursuivre leur rôle de manager sans se remettre en question. Personnellement, je pense qu’il y a un chemin du management au leadership et que ce chemin ne demande qu’à être emprunté. Tout le monde ne parcourra pas la même distance sur cette route, certains iront beaucoup plus loin que d’autres. Est-ce un problème ? L’important c’est d’avancer.

Ce n’est pas un chemin facile car il demande de changer de paradigme : le manager prend le pouvoir, le leader donne le pouvoir. Le premier pouvoir qu’il donne, c’est précisément celui de décider de le suivre ou non. Il donne ce pouvoir, parce qu’il croit en ce qu’il fait. Il n’a plus besoin de nourrir son égo en s’arrogeant du pouvoir, ce qui le nourrit c’est sa vision, ce en quoi il croit. Cette foi il la partage naturellement, ce qui provoque l’adhésion de ceux qui le suivent et qui lui rendent de cette manière le pouvoir qu’ils ont reçu. Ce pouvoir il ne le gardera pas, il leur donnera à nouveau pour qu’ils puissent participer pleinement à l’accomplissement de leur vision. C’est un cercle vertueux ou l’engagement des uns et des autres ne cesse de se renforcer au service d’une vision portée par le leader et partagée par tous.

Que votre vie soit Belle,

Pierre

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