J’ai toujours le choix…

« Je n’ai pas le choix ». Cette expression vous est peut-être familière. Peut-être l’utilisez-vous vous-mêmes.  Personnellement, j’ai longtemps cru que je n’avais pas le choix et cette croyance m’a enfermé, je me suis fabriqué une prison dont j’avais même la clef et pourtant je n’en sortais pas.

Choix

Considérer que je n’ai pas le choix, c’est me positionner en otage, en victime d’un système, d’une situation. C’est perdre mon autonomie, laisser à d’autres ou au hasard les commandes de ma vie. Souvent je commence dès lors à me plaindre et à critiquer, imputant à d’autres ou à la société toutes mes frustrations.

Dans ma pratique de coach je rencontre souvent des personnes qui font un job qui ne leur plait pas ou plus, un métier pour lequel ils n’éprouvent plus aucune passion. « Mais tu comprends, je n’ai pas le choix, je suis bien payé et je dois rembourser le prêt pour la maison, financer l’éducation des enfants, payer les vacances de la famille et puis finalement je vis bien… » … « Je vis bien ». Vraiment ? Est-il possible de vivre pleinement sans passion pour ce que je fais, sans y trouver un sens plus profond que de gagner ma vie. Quelle drôle d’expression d’ailleurs que « bien gagner ma vie ». Combien d’entre nous ne gagnent ils pas bien leur vie en la perdant à petit feu.

Et si je partais du principe que j’ai toujours le choix. Le résultat de ce postulat est que je me retrouve avec la responsabilité d’assumer mes choix. Je passe du rôle de victime, de prisonnier à celui de responsable, je suis libre, je deviens acteur de ma vie ; c’est une vie que j’ai choisie. Une fois passé le vertige ou même la peur que peut me donner la liberté retrouvée, cette attitude me donne une énergie nouvelle, me booste à aller plus loin, à avancer, c’est comme un poids qui vient de tomber de mes épaules. Il est possible que je fasse un mauvais choix, ce sera pour moi le chemin de l’apprentissage qui me permettra d’aller plus loin, d’ajuster mes choix futurs.

Prenons l’exemple de celui qui en a marre de son job et qui croyait qu’il n’avait pas le choix. Maintenant il se retrouve devant un choix : garder ce job ou changer de job. S’il décide de le garder, ce sera son choix, un choix qui aura du sens pour lui et il est fort probable qu’il envisagera son job d’une nouvelle manière en s’y investissant à nouveau. S’il décide de le quitter il acceptera de sortir momentanément de sa zone de confort pour vivre plus intensément sa vie, une vie qui a d’avantage de sens pour lui. Ce sens le portera au travers des difficultés qu’il aura à affronter. Peut-être devra-t-il revendre sa maison, abandonner ses projets de vacances, se contenter d’une voiture plus modeste… Il assumera les conséquences de son choix, un choix de femme ou d’homme libre.

Oui, j’ai toujours le choix. Quand j’assume les conséquences de mes choix je deviens acteur de ma vie et je vais de l’avant.

La vie est passionnante: faites vos choix !

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